J'ai quitté le Cameroun pour l'Allemagne. Officiellement, je suis donc un « immigrant ». Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Si quelqu'un déménage de la Bavière au Baden-Württemberg, est-ce également considéré comme de l'immigration ?
À quel moment devient-on immigrant ? Existe-t-il une distance minimale requise ? Faut-il franchir les frontières nationales, ou les limites d'une ville suffisent-elles ? Je n'ai pas encore trouvé de réponse définitive.
Je ne me considère pas avant tout comme un immigrant, mais simplement comme une personne qui vit quelque part : dans une ville, dans un pays.
Mais si chaque changement de lieu était considéré comme de l'« immigration », à quoi ressemblerait une loi sur l'immigration ? Et en aurions-nous même besoin ?
D'un point de vue sociétal, l'immigration désigne généralement le fait de passer d'un pays à un autre. Un phénomène courant – et pourtant, des distinctions sont faites entre différentes catégories d'immigrants. Et ces catégories sont souvent associées à des jugements de valeur.
Exemple : l'immigration intra-européenne et extra-européenne. L'une est souvent perçue comme un enrichissement, l'autre parfois comme un fardeau.
Cette catégorisation et les attributions qui y sont associées peuvent avoir des conséquences psychologiques importantes. Deux problèmes sont particulièrement préoccupants :
1. Le sentiment de ne pas appartenir pleinement à un lieu.
Les personnes perçues comme « immigrants », notamment celles originaires de pays non européens, vivent souvent un conflit intérieur. Une sorte de frontière mentale se crée entre leur culture d'origine et leur nouvel environnement, une frontière difficile à franchir. Elles ont l'impression de rester « autres », même après des années. Cela peut engendrer un épuisement émotionnel, une insécurité identitaire et un profond sentiment de déracinement.
2. Le poids des stéréotypes et des attentes.
Lorsque des personnes sont catégorisées comme « immigrants souhaitables » ou « indésirables », elles intègrent souvent inconsciemment ces jugements. Le sentiment constant de devoir faire ses preuves, la peur d'être perçu comme un fardeau et la pression de s'adapter « invisiblement » créent un stress chronique. Cela peut mener à la dépression, à des troubles anxieux ou à une perte d'estime de soi.
En tant que psychothérapeute, je considère cela comme un point de départ essentiel de ma pratique.
Nombreuses sont les personnes qui portent en elles ces frontières invisibles – des frontières qui ne figurent sur aucune carte, mais qui continuent d'agir dans leur esprit et leur cœur.
En thérapie, je vous accompagne pour :
• développer une identité stable et multidimensionnelle, indépendante des étiquettes extérieures,
• trouver des stratégies pour faire face à la discrimination et à l'exclusion,
• (re)découvrir vos propres ressources et vos racines culturelles comme une force,
• et créer un espace intérieur où vous pouvez être pleinement vous-même – au-delà des attentes liées à vos origines et de la pression de l'intégration.
L'immigration est bien plus que le simple franchissement d'une frontière géographique. C'est aussi un parcours psychologique, jalonné de barrières invisibles et de règles non écrites. Ma mission est d'aider les personnes à dépasser ces frontières intérieures et à accéder à leur véritable identité.
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Cet article de blog est basé sur des expériences personnelles et thérapeutiques. Si vous rencontrez des difficultés similaires ou si vous recherchez un soutien pour appréhender votre expérience migratoire, je suis disponible pour une conversation confidentielle.
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